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Kevin Cassinari - Portrait d'un médecin biologiste et cytogénéticien

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Bonjour Kévin, peux-tu te présenter, ainsi que ton parcours ?

Bonjour, j’ai fait mes études de médecine à Bobigny entre 2008 et 2013, puis je suis venu à Rouen pour un internat de biologie médicale que j’ai orienté vers la génétique et la cytogénétique. Depuis 2018, je travaille dans le service de génétique du CHU de Rouen et à l’université de Rouen. 

Quel est ton quotidien d’apprenti universitaire ? 

A l’hôpital, j’exerce dans le laboratoire de cytogénétique constitutionnelle du CHU où l’activité est répartie en deux grands secteurs. D’une part les analyses de génétique biologique prénatales, pour le dépistage de la trisomie 21 à partir d’un prélèvement sanguin maternel (DPNI) ou pour expliquer des anomalies échographiques fœtales, à partir de liquide amniotique ou de biopsies de trophoblaste. L’autre grand volet est la génétique postnatale, où nous recherchons des causes génétiques à des anomalies du développement et/ou à des déficiences intellectuelles, mais aussi dans d’autres contextes comme par exemple l’infertilité. 

A l’université, je travaille, depuis la fin de mon internat dans l’unité Inserm 1245, Genomic and Personalized Medicine in Cancer and Neurological disorders. J’y effectue ma thèse de sciences pour laquelle je contribue au développement et au test de nouvelles analyses, notamment basées sur l’étude de l’ARNm, qui aideront à mieux interpréter les variations que l’on peut détecter en séquençant le génome humain, pour permettre de définir si une mutation est, ou non, responsable d’une pathologie. 

Je donne également des cours de biologie cellulaire et de génétique, aux étudiants en médecine et dans différents masters, ainsi que des formations post-universitaires. 

Et alors, dis-nous, qu’est ce qui te passionne ? 

Le moins qu’on puisse dire c’est que je ne m’ennuie pas ! En pratique ce qui est génial c’est la variété des missions et des activités. Mon travail à l’hôpital est à la fois médical, avec beaucoup d’interactions interdisciplinaires, mais aussi techniquement très diversifié. Dans une même journée, je passe de la lecture de caryotypes, vénérable technique utilisée depuis 60 ans, à l’interprétation de données de séquençage de génome entier, analyse qui était encore balbutiante en routine quand j’étais interne ! 

L’autre aspect passionnant c’est la continuité entre mon activité hospitalière et ce que je fais à l’université, j’aime beaucoup cette idée de pouvoir développer des tests et des concepts au titre de la recherche, qui pourront dans quelques années, voire quelques mois, être utilisés pour le diagnostic. 

Le côté enseignement me passionne aussi, bien sur tout le monde ne sera pas biologiste ou généticien, mais la discipline devient tellement transversale qu’il me semble important de pouvoir contribuer à l’enseigner aux générations à venir ! 

Du coup vouloir être HU en biologie c’est pas si terrible, si ?

Je suis de celles et ceux qui tentent de démystifier un peu les carrières HU : c’est certain que le parcours est plutôt long, avec beaucoup de « cases à cocher » et qu’il y a souvent des incertitudes sur le calendrier… Mais, au final, en prenant les étapes pas à pas et surtout en ne se mettant pas trop la pression, cela se passe plutôt bien. Je pense que le principal est de ne pas vivre tout cela comme un sacrifice, et c’est quand même plus facile quand on aime le job qu’on fait !

 

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Kevin Cassinari

  • Créé le .